Bruxelles: les travailleurs, les No Border et les policiers

Publié le par zetkin

 

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Ce mercredi 29 septembre, tout avait bien commencé. Les manifestants occupaient l’espace près de la gare. Nous ignorions à ce moment-là que la police interpellait les gens à la sortie du camp no border.

 

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Grande manoeuvre de l’internationale policière

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On nous avait dit que notre présence était acceptée dans la manifestation des travailleurs.

 

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Les Sans Papier de Paris défilaient avec la CGT placée à l’avant. Nous avions donc toute notre place pour étaler nos banderoles.

A priori, notre présence ne gênait pas les travailleurs. Les passants observaient. A vrai dire, le mouvement pour la fin des frontières est incompréhensible quand il n’est pas associé à la destruction du système capitaliste.

 

 

Démarrage difficile

Impossible au départ de s’engager dans le cortège.

Des manifestants nous ont conseillé d’avancer, histoire de ne pas se retrouver seuls avec la police.

ce que nous avons fait avant de revenir à la camionnette du groupe stoppée bêtement par une voiture banalisée.

 

 

 

Contournement par la gare

Le groupe s’est alors dirigé au pas de course vers Bruxelles Midi, suivi par le groupe des policiers.

 

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Des témoins manifestants ont montré leur soutien par des jets d’objets divers et des insultes bateau : "CRS, SS". Leur présence en nombre a dissuadé la police d’en faire davantage. Le mouvement no border a pu s’installer dans le cortège, entre deux syndicats.

 

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Fin de manif

 

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Après deux autres tentatives de protection de la manifestation, des tas de policiers en civil, déguisés en djeunes (l’un d’eux d’après les témoins avait écrit "no border" sur son jogging !), des agents anti émeute déployés autour du groupe,

 

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un trou entre les syndicats, et hop, tout à coup, une double-ligne de policiers encerclait le paquet no border et surveillait les manifestants travailleurs tandis que les chiens aboyaient "assis ! assis !" en donnant des coups de matraque et de boucliers.

 

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Plusieurs travailleurs prêtèrent main forte pour empêcher d’autres arrestations ciblées. Ils ont été tabassés tandis qu’un responsable syndical annonçait au mégaphone : "Les policiers sont des travailleurs comme nous. Ils font leur travail. Continuez votre chemin." SUD appelait à la solidarité et exigeait la libération des interpellés.

 

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Nous avons été déplacés dans une rue adjacente pour éviter toute aide des manifestants.

 

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Embastillement

 

 

Chaque participant ou présumé participant au mouvement No Border, s’est fait "menotté", un par un et conduit dans un bâtiment qui paraissait hors de Bruxelles.

 

Le motif de l'arrestation est un motif administratif!

 

Les seuls qui en ont réchappé se sont dispersés et mêlés à la foule des manifestants.

 

 

A noter : Patisson, un des responsables de la SDIG de Lille, était présent dans le bâtiment qui servait de stade couvert pour opposants. Il a tenu à faire savoir aux calaisiens qu’il les connaissait. Il y aurait eu également la police hollandaise.

 

 

 

Qui ne dit qu’une autre internationale rouge est en train de se former, petit à petit, malgré la propagande, la répression et la peur. Ce sont les travailleurs qui feront s'effondrer le capitalisme.

 

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