Calais : des soudanais et des afghans en voie d’expulsion !

Publié le par zetkin

Guéant, un clone de personnage datant de 1942, veut faire du chiffre et renvoyer les gens…jusqu’à renvoyer des réfugiés politiques ?

 

Le CRA de Coquelles est plein selon les activistes.

                              Comme une technique déjà utilisée en 1942 :

 on a une police spéciale, des rafles ciblées et des employés collabos dans les gares

Dans la semaine du 1er août, on allait voir ce qu’on allait voir, nous avait prévenus la PAF, via son réseau.

  

Ce fut sans doute la semaine de commémoration de Pétain et de son époque vichyste.

  

Car les policiers des frontières initièrent en France l’interdiction aux noirs de manger et de s’asseoir dans les parcs publics.

  

collaboration.jpgIl n’y eut pas de destruction de squats. Il n’en restait plus beaucoup. Les policiers spécialisés comme le furent des fonctionnaires allemands, se sont attaqués aux réfugiés directement.

  

A Calais, une collaboration efficace

  

Les semaines qui avaient succédé à la destruction du squat Thélu en juin 2011, apportaient une sorte de paix entre les réfugiés et la police des frontières. Ces derniers étaient devenus très gentils. Trop…

  

Ainsi, des soudanais qui vivaient dans l’ancien squat Pagniez, s’entendaient dire par la PAF : "Ne bougez pas ! Vous savez où se trouvent les érythréens ? Est-ce qu’il y a des no border ici ? On ne va pas vous arrêter !"

  

Tant et si bien que les réfugiés amadoués par les agents vicieux du préfet, croyaient ne plus avoir de problème si les no border ne venaient pas au squat.

  

Drogués par leur prétendue gentillesse, les soudanais remarquaient que la police les comptait dans la semaine du 1er août.

 

Et jeudi 4 août, 13 soudanais se faisaient arrêter au squat. Ils n’avaient pas réapparu le vendredi en début d’après-midi.

 

France Terre d’Asile nous informait, vendredi 5 août, que beaucoup de nouveaux arrivants allongeaient leur temps de travail.

 

Samedi 6 août, 4 policiers embouteillaient l’entrée de la gare à 16h30.

 

Dimanche 7 août, à 17h42, sur l’un des quais de la gare de Calais, à l’arrêt du train provenant de Lille (départ de Lille : 16h16) et à destination de Boulogne-sur-Mer, trois contrôleurs de ce train ont indiqué à des policiers PAF sur le quai, quels étaient les voyageurs qui n’avaient pas de papier parmi ceux qui descendaient.

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Les agents PAF ont arrêté 5 afghans et interpellé deux d’entre eux. Ensuite, les contrôleurs du train n’ont pas contrôlé les voyageurs à destination de Boulogne-sur-Mer.

Donc, ils n’ont pas fait leur travail de contrôleurs mais un travail de délateurs qui nous rappellent tant de souvenirs.

 

Reçoivent-ils une prime ou sont-ils simplement mus par leur racisme ?

 

 

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Bientôt des photos de ces contrôleurs sur le site et sur les vitres de la gare pour prévenir les voyageurs de leur dangerosité morale.

 

 Philippe Mignonet : l’homme qui voulait détruire mille vies

 

Il ne suffit pas à l’adjoint UMP Mignonet de détruire les affaires des réfugiés. Il faut aussi qu’il aide à convoyer des réfugiés politiques vers des pays en guerre.

 

Mignonet veut vivre mille vies, selon les journaux. Sans aucun doute, la vie d’un pétainiste acharné à détruire toute trace physique des réfugiés.

 

En mai 2010, le préfet avait puisé ses victimes dans le squat Pagniez que la mairie de Calais voulait à tout prix fermer aux habitants. Philippe Mignonet était déjà là, à regarder comment ses ouvriers jetaient les sacs à dos des réfugiés, leurs couvertures, leurs abris, tout ce qui leur rester d’humains. Direct la déchetterie !

 

Une dizaine de soudanais s’étaient retrouvés alors prisonniers au centre de rétention de Coquelles. Pour être une bonne fois pour toute débarassé d’eux, avait pensé Mignonet, celui qui ne voulait pas que les réfugiés vivent UNE seule vie.

 

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A la PAF de Coquelles : une Justice trop bien rendue

 

Les soudanais parlaient presque tous un dialecte qu’aucun traducteur ne connaissait.

 

Au tribunal de grande instance de Boulogne-sur-Mer, la police avait appuyé ses accusations avec le témoignage de l’infirmière du centre de rétention.

 

Or, quoique ce ne soit pas le rôle d’une infirmière de témoigner, secret professionnel oblige, nous avions appris beaucoup plus tard, que la femme d’un commandant de la PAF était infirmière au centre de rétention !!!

 

Un docteur du FN(Dr Vantorre) appelé pour des gardes à vue, une infirmière du CRA de Coquelles mariée avec un commandant de la PAF de Coquelles, une juge qui a tenu des propos racistes, la Justice doit être bien rendue dans ce haut-lieu démocratique…

 

        La France des abrutis et des pourris, on la combat ou on lui obéit.

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