enseignements-renseignements

Publié le par zetkin

la récupération du hangar a remis sur le tapis et avec de nouveaux acteurs, le conflit entre l'humanitaire et le politique. les anars ne s'en mêlent pas trop. les BB idem, complètement disparus du pont, emportés sans doute par la vague de répression.

à cela s'est ajoutée la rectification des actions au fur et à mesure. pratique normale si l'on considère le rapport de forces et la précarité de la présence militante.

mais aussi en amont des actions, leur préparation et la façon de réagir avec la composante police. certains qu'on a cru convaincus, se "déconvainquent" facilement et rapidement.
peut-on leur en vouloir?

On annonce légalement qu'on arrive et on se fait stopper sur la route.

Ne pas annoncer, et hop, on réussit un joli coup. La créativité et l'imagination contre les forces de l'Ordre qui à leur manière désobéissent à l'Etat français.

Comme les réfugiés


Dimanche 7 février, mercredi 17 février et vendredi 19 février, les interpellations ont été justifiées après coup. Présente lors des deux dernières interpellations, c'est une fois dans les locaux du commissariat que l'on a appris qu'il s'agissait d'un contrôle d'identité. Deux fois, on nous a dit : "vous n'aviez pas présenté vos passeports."
Hors, personne ne nous a demandé de présenter quoi que ce soit. On nous embarque comme ça à Calais.

Hier, le type qui nous a annoncé sa justification après-coup, un petit brun, rondouillard, avec une tonsure, s'est mis en colère parce qu'on lui répondait.

Cette nouvelle interpellation découvrit chez les policiers leurs éléments les plus rébarbatifs, ceux aux belles idées pourries d'extrême droite. Devant témoins français, l'un des policiers m'a promis de me tuer. Quoique je m'en moque, ses propos ont choqué les copains.
A voir pour plus tard...

rajout de circonstances: suite à l'agression du propriétaire du café Le Diplomate, j'ai pu enregistrer le lendemain, la reconnaissance de l'acte illégal d'avoir été emmenés au commissariat pour contrôler nos identités.
link

No Border n'a pas de chef


Que dire de cette petite entrevue avec la police? Cette fois, ils voulaient savoir qui organisait.

Les incultes politiques issus de la mouvance des abrutis ne comprennent jamais que des gens puissent se réunir autour d'objectifs et décider d'actions, sans avoir un chef précis qui nous commanderait.

La manifestation était interdite vers la sous-préfecture.

Mais il n'y avait pas de manifestation.

Ils ont interdit quelque chose qui n'a pas existé.

On devrait s'amuser à lancer des appels à se rassembler à la sous-préfecture pour stopper la circulation devant.

Carpettes littorales pour policiers abusifs


VD, correspondant du procureur et de la police?

Jeudi après-midi, alors que je m'étonnais de voir autant de cars de CRS le long du commissariat, je découvrais Vincent Depecker, journaliste au Nord Littoral, juste devant la porte de ce commissariat. Il ne m'a pas montré de signe de politesse de reconnaissance. Et moi non plus.

Je me demandais ce qu'il fabriquait là. Il est rentré très vite dans le bunker policier. dommage, je ne l'ai pas photographié.

Et je me souvenais que le journal Nord Littoral n'avait rien publié de consistant sur la deuxième évacuation du hangar. Ce qui était étonnant. Un peu comme le lendemain du jour des voeux de Jackye Hénin.

Par contre, on a eu le droit à la publicité de la garde à vue du copain anglais qui s'était mouché dans le tissu bleu, le drapeau français, en tas au sol. Moi, j'aurai mis en garde à vue tout le monde pour avoir laissé traîner l'étoffe sacrée.

Donc, merci à Vincent Depecker, nationaliste qui aime les drapeaux. On devrait lui en ramener une tonne.

Jeudi 18


Ce jour là, on se demande ce qui a bien pu se produire dans la tête des chefs policiers. D'abord, j'ai vu notre rgère se taper la surveillance. Il y a eu cette histoire de fermeture de BCMO qui ne s'est pas révélée exacte. et les tas de CRS devant le commissariat.
Cela m'avait fortement amusée parce que je pensais que je venais de dire à un policier bloqué à notre porte que l'on reviendrait avec tous les réfugiés et qu'ils feraient mieux de mettre autre chose qu'un cordon maigrelet de policiers. Deux minutes après, je vois tous les CRS devant le commissariat. L'un d'eux me répondra en souriant qu'il ignorait le pourquoi de leur présence. Jean-Claude Lenoir est justement passé par là, dans la rue.

A 7h, ces CRS se trouvaient près du BCMO. 6 minutes plus tard, ils regagnaient leur poste au commissariat. Tous les réfugiés désireux d'être abrités étaient rentrés.

On ne pourra jamais prétendre que le boulot de policiers éveille l'intelligence. Ils ne savent jamais pourquoi ils sont là mais ils y sont.

ça n'arriverait pas dans l'enseignement que l'on tente de nous faire faire quelque chose sans qu'on se pose des questions sur le motif. La lettre de Guy Moquet est parlante. Les heures supp et celles de soutien idem. On remet en cause la forme car il est évident qu'elle agit sur le fond.

Nous ne sommes pas plus intelligents que des policiers. Nous sommes censés faire réfléchir nos élèves, ce qui suppose que nous-mêmes soyons en capacité de réfléchir.




Commenter cet article