Le Privé en lutte pour les salaires

Publié le par zetkin

Malgré un appel mal relayé par les organisations syndicales, les fonctionnaires du Public, en majorité les territoriaux calaisiens, s’étaient rassemblés le 31 mai, devant la sous-préfecture pour réclamer une augmentation de salaire correspondant à toutes ces années qui n’ont pas suivies le coût de la vie.

 

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On voulait aussi l’arrêt des suppressions de postes. Peu d’enseignants parmi les rassemblés grévistes. Existe toujours la honte de revendiquer un salaire plus élevé, oubliant que plus de la moitié des fonctionnaires sont payés au SMIC (1073 euros).

 

S'interdire de réclamer une augmentation ne force pas le patronat à relever le salaire des salariés du privé.

 

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Ci-dessus, maison du sous-préfet lors du rassemblement de 10h30. Encore une fois, M. Gérard a surestimé la radicalité des français en lutte...

 

Les boîtes du Privé en tête de lutte ?

ScapitalismeLes ouvriers de Brampton-Schaeffler arrêtaient le travail il y a peu et obtenaient 2 %.

 

Plus dur: les employés de Carrefour s’y mettaient le 11 juin, lors d’un mouvement national qui fut très bien suivi dans les 3 sites du coin, surprenant les syndicalistes.

 

 

Au Carrefour des 4B, il ne restait plus que deux caissières, bien obligées par la trouille de perdre leur emploi ou de ne pas accéder au CDI.

 

Entr’autres exigences pour les collègues:

-Réouverture des négociations salariales

-des tickets restos pour tous

-arrêt de la dégradation des conditions de travail (non remplacement des congés maladie et des départs en vacances…)

 

Toutes ces luttes ont démarré en intersyndicale.

Les salariés d’ARMATIS veulent partager la richesse des actionnaires.

Les actionnaires, non.

 

 

ARMATIS Calais, c’est 600 personnes, CDD, CDI. Une prime d’intéressement est versée. Mais cette fois, rien pour s’être crevé à la tâche. Il suffit au patron du lieu de décider qu'aucun bénéfice n'avait été tiré.

 

Côtée en bourse, la société préfère payer une amende pour ne pas avoir à donner les chiffres de ses comptes (Nord Littoral et La Voix du Nord n'en font pas tout un plat comme avec la CFDT Sea France qui n'est pourtant pas censée payer les salariés).

 

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Qui peut donc être certain de ne pas être roulé dans la farine sans les bons chiffres en main?

 

Le site de Calais-Boulogne, dirigé par M. Bertier, recevait le PDG, M. Akrich, ce 20 juin, jour de débrayage national. Un PDG grand communiquant qui s’est félicité de l’absence de problèmes de personnel et de dialogue social à Calais.

 

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Tout sourire à l'extérieur devant les manifestants mais changement d'attitude à l'intérieur, selon l'un des témoins.

 

Pourquoi ce débrayage, était (faussement) surpris Akrich ? 200 euros d’augmentation et des tickets restaurants comme ceux de Boulogne-Billancourt, en grève eux aussi depuis début juin…

 

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Après avoir gêné le chemin de leurs dirigeants, les représentants syndicaux CGT-FO-CFDT-CFTC-SUD ont été reçus . ... pour s’entendre dire en petit comité : "Si je donne les dividendes, je ferme la boutique."

 

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Mais les dividendes ne sont-ils pas issus du travail des salariés d'ARMATIS?

 

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L’après-midi, les salariés défilaient à Boulogne-sur-Mer avec autant d'entrain.

 

Une prochaine réunion est prévue en vue de poursuivre la lutte.

 

Côté répressif : les RG, si sympathiques et toujours aussi bavards. Les premiers à vous dénoncer dès qu'un débordement a lieu...

La femme est nouvelle sur Calais.

 

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hihi 23/06/2011 22:46


Bin y zont du gout les keufs !


zetkin 18/07/2011 01:53



et encore, je n'ai pas montré l'ensemble du personnage. mais bon, ça reste une policière des renseignements généraux, c'est-à-dire quelqu'un capable de bigophoner les collègues matraqueurs ou
rédiger de faux témoignages pour faire condamner à de la prison. ce qui est arrivé à pas mal de militants.


les policiers travaillent tous pour les patrons. ce ne sont pas des salariés du bon côté.