Mairie de calais et préfet : interdiction de repas pour les réfugiés

Publié le par zetkin

Le préfet de Bousquet en soutien

Le rapport sur les violences policières déposées chez M. Baudis, grand défenseur des droits, a fait démarrer une enquête sur les agissements de la police à Calais.

 

Le préfet de Bousquet est visé. En effet, il commande la PAF et les compagnies de CRS.

 

C’est ainsi que ce préfet a sans doute décidé de s’en prendre aux no border.

 

Lundi 1er août, les no border devaient servir le repas de midi dans un petit parc public, situé non loin de la mairie de Calais. Une des associations humanitaires prenant des congés, les no border avaient assuré tout le mois de juillet, un repas végétarien destiné aux réfugiés.

 

Sans aucun problème.

 

Vers onze heures du matin, ce lindi, la PAF de Coquelles et les CRS n°4 arrivaient et bloquaient les deux issues du parc.

 

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Ils y sont restés jusqu’à 14h30, histoire d’interdire toute distribution du repas.

Blocage et mensonges de la PAF

Les policiers ont d’abord interdit le passage aux militants.

Puis, l’officière à grosse tresse, bien connue de nos services juridiques des droits humains, nous a pondu une nouvelle loi.

 

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Enfin, d’autres agents PAF non ignorants des procédures, ont expliqué une autre mesure.

 

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L’espace public serait devenu un périmètre de sécurité dans lequel les policiers font des contrôles. C’était l’ordre du procureur Joubert de Boulogne-sur-Mer.

Mais ils ne contrôlaient personne.

 

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Conclusions possibles : ou les PAF et CRS 4 n’ont pas effectué le travail demandé par le procureur. Ou il s’agissait uniquement d’empêcher les réfugiés de manger.

Est-il possible qu’un procureur de la République puisse donner un ordre pareil, dans notre pays ? Nous ne sommes pas en Italie sous la botte des fascistes de la Ligue du Nord !

Ce mardi matin, un activiste a expliqué que les policiers leur avaient demandé de dégager du terrain. Qu’ont fait les méchants no border ? Ils ont dégagé.

L’ordre du procureur serait-il éternel ?

Toxicité humaine de la PAF

Personne ne fut contrôlé côté trottoir mairie, mis à part deux calaisiens dont l’allure ne peut être confondue avec celle d’étrangers.

 

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Le lundi après-midi, ce fut la chasse dans les parcs.

 

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Alors que des policiers PAF cherchaient à arrêter un réfugié sans papier dans le parc Saint Pierre, les no border ont formé un mur humain. Les PAF ont alors sorti leur gazeuse et les matraques pour punir les activistes qui se sont sauvés.

 

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Lundi soir, au petit parc interdit, les CRS 4 ont lancé de la lacrymo orange sur les activistes assis sur un banc et ont arrêté l’un d’entre eux. Tout cela parce que les policiers avaient été filmés en train de chercher des tentes de réfugiés dans les buissons.

 

Accusé de rébellion, l’activiste est sorti, 23h après, avec un simple rappel à la loi sur une infraction qu’il n’a pas commise.

 

La police semble utiliser une tactique identique à celle contre les réfugiés occupant les squats : un rappel à la loi sur telle ou telle infraction. Ensuite, ils arrêtent à nouveau les mêmes personnes et appuient le procès avec ce rappel à la loi.

 

Ce mardi matin, les CRS intimidaient les militants et restaient pour empêcher toute restauration dans le petit parc.

 

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D’autres observaient de très loin :

 

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En début d’après-midi, au parc Richelieu, la PAF revenait, sans interpeller :

 

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Quand le chat n’est pas là, les pourris dansent

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Il ne faut pas croire que les policiers soient mus par des idées politiques si tant est que le racisme soit une idée politique plutôt qu’une dégénérescence d’un cerveau débilité par la haine de l’autre.

 

Ils sont mus par leur salaire comme beaucoup de fonctionnaires.

  

Et avec le rapport sur le bureau de Baudis, le Grand défenseur des droits, les policiers deviennent gentils avec les réfugiés ignorants et si impatients de passer la Manche.

 

Ils en oublient de réclamer leur droit à avocat, tout comme les policiers de la PAF. Les PV s’entassent, sans éveiller le moindre soupçon de la magistrature ou du parquet quant à l’absence d’avocat dans la procédure de garde à vue sans rétention.

 

Faire disparaître des réfugiés, c’est très facile. L’important, c’est que leur nombre soit transmis à la hiérarchie. Pour la prime de Noël…

 

Le sous-préfet en vacances n’assistait pas aux gentillesses promulguées à grands coups de verbalisations électroniques par le préfet du Pas-du-Calais, le mardi 26 juillet.

 

Ni ne répondait aux questions sur l’intimidation policière et la confiscation d’un espace public à tous, y compris les calaisiens.

 

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Reste Philippe Mignonet, l’adjoint UMP au développement de la misère et du fascisme, qui continue son pénible combat contre les droits humains, avec tant d’acharnement militant. (Soutenu tout de même par la PAF de Coquelles et le préfet Bousquet du même bord).

Philippe Mignonet n’hésite pas, par exemple, à mentir, concernant la destruction des affaires des réfugiés dont il jure avoir toujours pris grand soin :

 

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  Le sous-préfet est en vacances donc.

Mais Philippe Mignonet est là, lui.

 

Il est réputé par des organisations aussi dignes que le UNHCR, pour être mauvais et instrumenter la police avec qui il parle très souvent.

 

On lui doit beaucoup d’atteintes à la vie même des réfugiés avec la destruction des abris, jusqu’à la tentative d’expulsion collective d’une dizaine de soudanais, histoire de régler une bonne fois pour toute la présence de réfugiés dans le squat Pagniez.(juin 2010)

 

Aux cantonales 2011, Philippe Mignonet battu par un PS et un extrême droite avait appelé à voter pour l’extrême-droite.

Appuyé par le préfet de Bousquet, le lendemain de la visite du préfet venu vanter comment il allait nous verbaliser davantage, il y eut la première intervention policière dans le petit parc.

 

Philippe Mignonet habite dans notre ville. Son bureau se trouve à l'ancienne déchetterie, rue de Toul.

 

Attention, comme les chiens, l’homme effrayé peut avoir des réactions très brutales. Il ne se sent en sécurité qu’entouré de sa milice des barrières.

 

Préfet contre No Norder

Le 26 juillet, nous perturbions l'accueil du préfet de Bousquet en lui infligeant l'écoute de nos slogans, parmi un parterre d'officiels et de journalistes.

 

 Laurent Renaut de la Voix du Nord écrivit le lendemain que nous n'avions pas fait beaucoup de bruit. L'homme avait été vu s'aplatir de tendresse envers le préfet dès qu'il eut posé son pied sur le sol calaisien. Belle image d'un journalisme indépendant.... Laurent Renaut n'eut bien entendu pas le courage de recopier les slogans que nous avions débités.  

 

Le 27 juillet, un ridicule petit squat était démonté. Nous avions vu comme une réponse répressive à notre intervention.

 

Le 29 juillet, Jean-Claude Lenoir avertissait un ex-bénévole que la semaine du 1er août, cela allait barder pour les no border. Christian Salomé, de l'Auberge des migrants, nous indiquait que la semaine d'après, tous les squats seraient détruits.

 

Et le 1er août, ainsi que les jours suivants, la PAF interdisait les repas donnés aux réfugiés, d'abord avec un voile de pseudo légalité (le périmètre de sécurité) jeté sur leurs actes manifestement illégaux, ensuite, d'une manière beaucoup plus "crue".

 

On dirait la manière de procéder des nazis contre les juifs en Allemagne.

 

Le préfet de Bousquet est capable de manoeuvres sous-marines de rétorsion.

 

Dans un autre registre, il faut lire ce qui s'est passé pour Richard Gosse, un maire de droite qui refusait le plan du préfet de s'associer entre communes. Le journal La Voix du Nord, par l'intermédiaire de son rédacteur en chef, Pascal Martinache, a subitement découvert que la fille de Richard Gosse avait sans doute bénéficié de favoritisme pour obtenir son boulot.

 

Pour en revenir aux réfugiés, depuis l'accession au poste de préfet de M. de Bousquet en janvier 2008, nous avons assisté à des scènes étranges, apparaissant comme des "coups montés": bagarre entre réfugiés que les CRS laissaient dans les zones dangereuses de passeurs "ennemis", agression d'un maître-chien, agression d'une femme d'extrême droite...Tous ces faits comportaient des zones d'ombre et constituaient des points d'appui pour l'évacuation programmée de la jungle des afghans.

 

Rappelons que le préfet est l'ancien directeur des Renseignements Généraux, officine réputée pour recruter chez nos ennemis de classe, l'extrême droite.

 

 

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