Manque plus que la "banlieue"

Publié le par zetkin

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24 juin 2010. Les fourgons de gendarmes étaient peut-être réservés aux jeunes qui s'étaient donné rendez-vous pour un après bac sur la plage de Calais, le 23 au soir. Gavory, Monsieur Moral: « C'est le nombre et le fait que l'organisateur ne contrôle plus rien » « Entre copains, vous savez exactement qui vient. Mais là ? » Jeunes, n'utilisez plus facebook pour des rendez-vous. C'est gorgé de policiers. Allez plutôt chez Monsieur Gavory, le jour de l'an. Il est permis de boire et c'est gratuit chez les vieux. Ou accompagnez Mme Bouchart.

DSCF3470

DSCF3468Malgré la répression de tous les mouvements sociaux, les violences policières sur les manifestants, les condamnations de représentants syndicaux, la propagande perpétuelle des médias et la détermination de la droite, de l'extrême-droite et de leurs alliés comme ce grand bourgeois de DSK, nous sommes sortis.

 

On pourrait penser qu'il faisait beau. Mais nous sommes sortis. Nous avons émergé de la torpeur mentale.

 

L'UMP après la sous-préfecture, une mise en bouche... Retrouvera-t-on les actions de 2003? Pas dit. Mais on s'en fiche. Ce n'est plus important.

 

Comme le suggère Woert, il faut aller plus loin et plus haut.

 

Passant devant la chambre de commerce, le conducteur a accepté de faire une pause. Aucun manifestant n'avait songé se préparer. La Chambre de Commerce, c'est pourtant notre MEDEF calaisien.

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Sarkozy: "Après le 24 juin, c'est le 25"

 

Depuis 2002, c'est un objectif de la droite européenne et des socialistes: casser nos retraites par répartition, au profit des caisses privées et surtout délester le patronat des charges qu'on lui occasionne en s'usant à travailler pour eux.

 

Sarkozy a fait en sorte que cette journée du 24 se passe bien: les policiers recevaient des consignes de laisser-faire. On pouvait accrocher des banderoles sur les grilles de la sous-préfecture (entendu à la radio des policiers)

 

Et devant le local de l'UMP, aucun policier ne traînait, bizarrement... D'après Marx, ils étaient au courant de l'initiative avant qu'elle ne se déroule aujourd'hui. Ils auraient pu nous préparer une grosse contre-offensive. Les gendarmes étaient en nombre et il y a ce qu'il faut de CRS dans le coin.

 

Mais justement, sachant que nous étions des salariés de différents secteurs, l'intérêt de la droite n'est pas de nous unir contre une répression commune: la grande peur de Sarkozy, c'est le mélange Public-Privé.

 

Sarkozy attend que cette fête soit terminée.Tout simplement. Puis les gens rentrent chez eux.

 

Et eux continuent le massacre. Voilà Sarkozy qui s'en prend aux femmes fonctionnaires, mères de 3 enfants.

 

Sarkozy adore les femmes comme il adore les salariés qui se lèvent tôt, les paysans et leur terre, les opprimés de tous les pays et les gens des banlieues qui vivent dans l'insécurité.

 

Il adore tout ce qu'il détruit. Tel Besson, il jouit des souffrances occasionnées, de l'absurdité qu'il impose, du souvenir de la mort de Guy Moquet... et de tant d'autres choses comme le souvenir interdit des actes familiaux.

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Les intérêts financiers sont puissants et c'est une valeur portée par la droite et l'extrême droite: nous faire crever au boulot, en espérant que nous ne survivrons pas vieux à des années de harcèlement patronal.

 

 

A chacun ses traîtres: Philippe Blet, l'adjoint discret

 

Vanté par Blet, DSK se déclarait d'accord avec Sarkozy. Que faisait donc le petit monsieur au départ de la manif?

 

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