Monsieur Gavory appelle cela "la modernisation"

Publié le par zetkin

Si tu squattes pour oublier, Passe avant de commencer.

Quels buts poursuivre à l'ouverture d'un squat?

Devant la mauvaiseté hypocrite du préfet et sous-préfet qui nous ressortiraient bien le refrain habituel: pas de point fixe, alors que l'on gèle dehors, il y a tous les calaisiens, ou au moins ceux qui sont témoins.

Ils mesurent toujours mal les contradictions. Ils ne connaissent pas Calais, en dehors de la Bouchart. Et cette femme résume uniquement la partie la plus stupide de notre ville.

Un squat visible, à défendre donc, "coûte que coûte" comme nous le rappelle V, si embringué dans l'histoire qu'il en oublie les restants de Calais.

Et qui peut défendre "coûte que coûte", sinon des gens à la marge ou des activistes qui ont le temps de consolider les murs. La réaction sera forte. Il ne faut pas croûler immédiatement. S'imposer des limites qu'on repoussera. Ceux qui ont de l'expérience viendront nous donner un coup de main.

Quels buts?

Humanitaires, pour exiger l'ouverture du bâtiment grand froid durant l'hiver?
Politiques, avec la reconnaissance de leur état de réfugiés sans papier mais réfugiés quand même. (Là il ne s'agit encore que de droits.)

Le camp de Sangatte, était-il une bonne chose? ou plutôt l'application logique d'une démarche humanitaire qui consacrait la fermeture des frontières aux étrangers.

Les assos de calais ne sont pas prêtes

Mais leurs "militants" oui.

Les assos de Calais ont deux démarches identiques pour une même conception: l'une marche avec la mairie et l'autre discute avec l'Etat (enfin, le sous-préfet).

Et pourquoi n'obtiennent-ils rien d'autre que ce que l'on a pu voir depuis des tas d'années? Doivent-ils nous faire croire que la situation s'arrange alors que tout se dégrade?

Sommes-nous censés le croire? Les réfugiés seraient contents de manger sous la flotte et le froid.  Oui, très.

C'est qu'ils finiraient par y croire à la bonté des messieurs dame. Déjà ils ont refusé entrer dans le bâtiment grand froid alors que les portes étaient ouvertes, mardi matin. Qui leur a fait peur?

Et pourtant

Lancer des CRS pour empêcher les réfugiés de fabriquer des abris, on n'a jamais vu ça, en plein hiver... ça ne se fait pas en France à notre époque, monsieur Gavory. Ce n'est pas la modernisation, ça!

(tiens, un énième petit fourgon de ramassage des réfugiés vient de passer direction le bois, la jungle. il est 0h48, vendredi 22 janvier 2010)

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