quelques renseignements sur domenach et autres

Publié le par zetkin

avec les vacances, forcées par nos amis les humanitaires, j'ai pu trier quelques affaires.

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Recherche internet

 

On ne va pas me faire croire que Gavory se goinfrait des articles sur indymedia en 2008. L'ancien sous-préfet, Espagnol, m'avait reproché l'obligation de lire notre satané site, le soir. 

Mais c'était avant, quand ils se sont aperçus que des témoins formaient un groupe de photographes contre les interventions policières.

 

 

pour-marc.jpgIl ne m'aimait pas trop, ce sous-préfet... Ses réactions étaient pourtant rigolotes, les réactions outrées d'un habitué des apéros saucisson-pinard qui s'offusquerait qu'on le traite de raciste. espagnol contre zetkin 25 mai 2005

 

Gavory n'a pas une carrure similaire. Je l'ai déjà écrit. A la première audience manquée au TGI de Boulogne, M. Gavory a confié en quoi consistait l'atteinte à son honneur : "pourquoi elle me photographie sans arrêt avec mon képi?"

D'accord, c'est peut-être génant pour lui mais Jean-Claude Lenoir ne le photographiait pas le jour où il s'est fait arrêter.

 

Quoiqu'il en soit, cette question est choquante et se rapproche des commentaires de Bouchart obligée de regarder le film Welcome: "Les paysages sont beaux."

 

Il sera défendu par Bertrand Domenach. Un avocat qui a également défendu le préfet Girod de Langlade, accusé de discriminations envers les tziganes, par le MRAP. Domenach a plaidé ainsi et obtenu un non lieu:

 

"En affirmant que la présence des gens du voyage s’accompagnait souvent de délinquance, M. Girod de Langlade s’est borné à exprimer un fait qu’il a pu constater dans l’exercice de sa mission"

 

Est-ce pour cette raison que Gavory l'a choisi? et moi j'ai le droit de prétendre que j'ai pu constater l'arrestation sans motif de Jean-Claude lenoir en parallèle de la rafle ciblée des afghans? Constater comment on maltraitait les réfugiés, dans les rues de Calais et, au niveau juridique, dans la sous-préfecture de Calais?

 

"J'étais dans l'exercice de ma mission de militante, M'sieur le Président!"

 

"Non lieu!" s'exclamera le Président.

 

Brigade d'intervention de Coquelles

 

Continuant mon travail de tri, je suis tombée sur la lecture d'un article de Nord Littoral, signé Vincent Depecker, l'ennemi des communistes (je marque cela pour que vincent obtienne une promotion) et qui racontait les malheurs d'une habitante de Calais expulsée sans décision de justice. Vincent avait vu les policiers avec flashball et autre tenue anti gens de la zup: la brigade départementale d'intervention de Coquelles. ...?!...

 

Que venait faire Coquelles dans nos rues de Calais?

 

 

Et j'ai repensé à notre ami au milieu de la photo:

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Cette sorte de policiers que je n'avais jamais réussi à classer. Celui qui m'avait interpellée sans aucune raison pour m'interroger sur l'histoire de l'érythréen tabassé par une équipe de policiers dans le bois des garennes.

 

Petite explication de ce fait: la une policière à la tresse menait la bande. Une fois emmenée au commissariat de Calais, ce policier avait aussi tenté de m'opposer à Jean-Claude Lenoir. A l'époque, j'avais déjà initié ma bataille contre les pensées humanitaires.

 

Mais il n'y eut pas que ce policer dans le couloir du commissariat de Calais. Etaient regroupés les policiers qui me reprochaient de les avoir mis en cause dans certains articles. Je ne les avais même pas reconnus alors que je les avais croisés sur le terrain. Eux ne m'avaient pas oubliée... hé oui, n'ont pas la chance de disparaître quelques temps de la circulation, comme les CRS. J'avais raconté ce que je savais de l'histoire des Garennes, histoire de protéger mon informateur mais j'avais été incapable de donner quelques détails. Ils en avaient tiré sans doute comme conclusion que je ne pouvais pas avoir vu ce qui s'était produit. Et de recherche en recherche, ils avaient réussi à pincer le copain soudanais, mon informateur du bois.

 

C'est que c'est dangereux, la police sous Sarkozy pour les militants communistes et les réfugiés bavards. ça vous embarque comme cela et ça nuit aux victimes et témoins.

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Pour compléter, le policier du milieu, je l'ai déjà surpris en train d'écouter une conversation que j'avais avec un copain somalien. Garés en face de la Banque populaire du Nord, lui et ses collègues attendaient dans leur fourgon. Et plus je m'approchais du fourgon tout en continuant la discussion sur le portable, plus ma voix résonnait comme si elle était envoyée en écho. J'avais éclaté de rire en découvrant le visage défait de ce policier, au carreau du fourgon.

 

Je sais, il ne faut pas rire de ces choses-là.

 

Donc, le monsieur et ses collègues dont on se demandait encore en janvier si c'était des CRS ou des policiers de Calais, seraient membres de cette brigade d'intervention? Où ont-ils leurs locaux? A la PAF?

 

Lancés contre les témoins communistes, contre les témoins réfugiés, contre les pauvres calaisiens, contre les manifestants qui se battent pour des droits qui vont disparaître même pour eux, c'est la signature de l'extrême droite. On ne fait pas n'importe quel boulot quand on a une conscience de service public, et non de service à Sarkozy ou à des idéaux contraires aux services publics.

 

(ci-contre une de mes vieilles affiches  produite en 2007, à l'époque où j'étais encore d'avant-garde. En réalité, il suffit d'être communiste pour savoir la fin que nous prépare le capitalisme et ses soldats de l'extrême-droite.)

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