Seafrance et etc.

Publié le par zetkin

 "La société devait maigrir pour pouvoir passer le chenal et rester vivante le jour où l'activité reprendrait."

 

Propos tenus par Pierre Fa, directeur de SeaFrance. Logiquement quand l'activité reprendra, comme elle a repris pour sa concurrente P§O, la société devrait grossir, une fois le chenal agrandi sans doute.

 

Belle réussite pour les capitalistes

Accroissement du nombre de licenciements

et augmentation de la productivité

 

« Ce plan de redressement est calculé sur la période 2011-2019. Il est construit autour d'une exploitation à quatre navires (trois car-ferries plus un fréteur). Avec 214 traversées hebdomadaires, les rotations seront légèrement plus nombreuses qu'actuellement. Ce plan prévoit aussi une réduction supplémentaire de 243 emplois par rapport à l'effectif retenu au terme de la médiation. Il implique donc d'importants efforts de productivité. »

 

Manoeuvre anti-syndicale

 

"Et Pierre Fa d'assurer que si le financement de la SNCF est validé, il arrivera au « compte-gouttes  » afin d'éviter que les syndicats bloquent le port après avoir eu l'assurance que tout l'argent ait été versé."

 

« Si je vais continuer à me battre pour sauver la compagnie, en tant qu'ancien professeur d'économie, j'ai mon opinion sur la crise. Je pense qu'on en est qu'au début et que pour l'heure, tout va bien par rapport à ce qui nous attend dans le futur. »

 

Possible rachat de la compagnie par des privés

Pierre Fa et Nord Littoral affirment la main sur le coeur que beaucoup de repreneurs se précipiteraient pour investir dans la compagnie. Qu'ils soient français ou étrangers, ce sont des capitalistes qui rentabiliseront à leur unique profit une compagnie qui dépend de la SNCF, avec des statuts bien définis et des garanties pour les salariés.

 

Le dernier pavillon français vendu à des requins. Quelle honte!

 

7 juillet 2010

 

Puissesseau, le préretraité qui ne souffrira pas de misère, parle encore en chef de la chambre de commerce de Calais. Il assure que les employés bénéficiaires récemment de l'allocation amiante ne seront pas mis dans une charrette de licenciés, due à la fusion des CCI. Promis juré!

Quand on sait que l'homme part de son poste, après avoir tant donné et surtout avoir tant reçu, qui nous dit que le suivant honorera la promesse d'un profiteur chevronné? Etre victime de l'amiante, ce n'est pas synonyme de sauvegarde de son emploi.

 

Les victimes, Sarkozy et sa clique les écrasent.

 

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