Sites anti flics: Alliance protège ses futures ouailles véreuses

Publié le par zetkin

Sans-titre-2-copie-2.jpgLors d'un détour à Grenoble, jeudi 23 décembre, le ministre de l'intérieur qui peine à devancer dans l'abject les sinistres déclarations de Le Pen, promettait une plainte contre indymedia Paris.

 

Selon l'Express, le site «propose aux internautes d'identifier des agents en civil dans les manifestations, photographies à l'appui.»

 

Alliance, l'un des syndicats policiers, s'émeuvait: «Le plus grave, c'est que ça touche à l'image de la police en tant qu'institution et qu'on ne fait rien pour endiguer cette haine.»

 

Alliance demande donc la formation d'une unité spécialisée dans cette forme de délinquance.Sans-titre-5-copie-3.jpg

Dénigrer la police qui ne respecte pas les lois de la République devient un acte de délinquance.

Haro sur les témoins photographes

 

Eolas, l'avocat caché sous ce pseudo, nous sort à l'appui, lui-aussi, un droit à l'image du policier pour défendre ces pauvres victimes reconnues pour leurs violences ou leur positionnement politique dans des formations d'extrême droite.

 

Mais il n'existe aucun droit à l'image du fonctionnaire agissant légalement sur la voie publique. Pourquoi les policiers devraient être protégés des témoins si leur travail est exemplaire et commandité légalement?

 

Vers une milice politique armée

 

Qui dirige Alliance? Un membre de l'UMP.

les policiers politisés doc CFTC

 

Que chaque fonctionnaire de police ait droit à une défense, comme tout salarié, on ne peut pas le remettre en cause, même si les faits reprochés sont avérés.

 

Qu'en est-il quand ce syndicat transforme la réalité des faits avec des buts politiques?

 

Alliance, par l'intermédiaire de ses porte-paroles, nous ment sciemment.

 

En exemple, cette banale histoire de policiers ivres à Calais, à propos de laquelle, Johann Cavallero, délégué régional du syndicat Alliance, déclarait : « Ils étaient en civil, mais ont été reconnus comme étant des CRS. Ce ne sont donc pas les personnes qui ont été visées, mais la fonction. C'est une circonstance aggravante, et cela justifie donc une détention provisoire. En plus, les deux individus sont connus des services de police. Ils sont Calaisiens. » « Ces actes sont banalisés. C'est monnaie courante. On devrait instaurer des peines planchers pour les violences contre les policiers. Il y a un sentiment d'impunité. »

 

Pour cette histoire, n'importe qui de censé devinait qu'une sortie de boîte aux aurores, signifiait une bagarre entre personnes en état d'ivresse. Les divagations d'Alliance allaient plus que couvrir le guet-apens des crs contre les 2 jeunes calaisiens. La Justice a heureusement rétabli l'équilibre.

 

La manifestation des policiers devant un tribunal où des policiers véreux devaient être jugés, est une manifestation interdite selon les lois républicaines. Nous aurions compris que ces policiers en tenue manifestent pour des droits collectifs à la retraite ou à la sécurité sociale. Ils ont préféré agir illégalement pour défendre des policiers qui ont menti.

 

 

Il n'y aucun honneur dans cette dérive dangereuse d'hommes qui portent le costume d'un état républicain et qui devraient respecter les lois plus que d'autres.

 

Réprimer les pauvres, un objectif d'Alliance et des formations de droite et d'extrême droite.

 

Monter la population contre la police et vice-versa

 

Soigneusement élaborée par nos grands penseurs d'extrême droite qui agissent auprès de Sarkozy, la déviance policière permet de couper les fonctionnaires de police avec la population qu'elle est censée "protéger".

 

Or, les voleurs ou les assassins forment rarement des gangs organisés contre lesquels on pourrait agir de manière préventive. Faire peur à l'avance est complètement illusoire et n'a d'autre intérêt que d'attaquer les couches les plus pauvres de notre société, celles susceptibles de se rebeller contre le système.

 

Voir intervention sur la ZUP ordonnée par le préfet Bousquet, à la veille de Noël:

 

voix du nord 24 décembre

 

nord littoral 24 décembre

 

 

« Respecte la loi et on te respectera »

 

(Propos tenus par un employé PAF: Respecte la police et on te respectera)

 

Depuis l'évènement de Sarkozy au poste de ministre de l'Intérieur, les bavures organisées se sont succédées sous la houlette de directives non écrites transmises par la préfecture via la hyérarchie policière qui n'en a cure de la conscience policière.

 

Bavures organisées avec les offres de primes de fin d'années et la pression constante sur les policiers. Il est remarquable de constater que la plupart des violences policières effectuées sur les réfugiés sont dues au fait que ces derniers courent pour échapper à des contrôles irréguliers, qu'ils sont matraqués pour les faire chuter ou pour les punir d'avoir fait courir les policiers. Ceci est d'autant plus absurde que les réfugiés poursuivis pour être contrôlés sont toujours les mêmes durant plusieurs mois de suite. Les photos et les empreintes des mêmes réfugiés seraient donc prises tous les jours et on se demande bien pourquoi, si ce n'est pour harceler la catégorie la plus pauvre de notre population.

 

Les policiers ne se posent aucune question sur l'objectif de leurs actes? Ne connaissent-ils pas le code de procédures pénales qui interdit les contrôles au faciès et/ou sans réquisition?

 

Les syndicats policiers se sont plaints tour à tour de la politique du chiffre, sans aller jusqu'à dénoncer ce que cette politique cachait sous prétexte d'efficacité.

 

Ils ne sont pas les seuls à se fourvoyer. Le témoignage de cette journaliste, choquée par les méthodes policières sur Calais, illustre cette analyse: "Cette répression inhumaine et disproportionnée, les persécutions quotidiennes, nʼont quʼun but : le chiffre."

Mais sous prétexte du chiffre, en réalité, c'est justement une politique contraire aux droits humains, une politique d'extrême-droite, qui s'applique, et non une volonté de faire du chiffre.

Le "chiffre" est une notion que nos représentants des actionnaires et de la finance promeut pour désorganiser tous les services publics.

 

L'objectif n'est pas d'être efficace mais de supprimer tous nos droits. Un objectif vital pour les régimes fascistes qui ont toujours soutenu le système capitaliste.

 

A Calais, ce furent les réfugiés politiques qui en pâtirent en premier: harcèlement, violences, contrôles illégaux jusqu'à la répression et des humanitaires et des témoins photographes. Calais, ses ferrys, ses jungles, ses crs

 

L'usage de caméras et d'appareils photos repoussait parfois les interventions policières et permettait de corriger les mensonges distribués par la sous-préfecture. Les médias locaux et nationaux ne relayaient aucune des informations données par les militants, tant et si bien que seuls quelques sites très politisés diffusaient cette sorte d'informations.

 

Pris en tenaille entre leur hyérarchie qui leur demandait d'agir illégalement et la conscience de ne pas respecter la loi de la République, les policiers acteurs de terrain s'en prenaient volontiers aux témoins, avec l'appui de la triologie politique: préfecture/ Justice/ Médias.

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Nord Littoral: la pastille Vichy pour mieux digérer

 

Sans-titre-8.jpgPetit rappel qui a son importance: Philippe Hénon, rédacteur en chef du journal local calaisien, fut le communiquant de Demassieux, le mal-aimé UMP, lors d'élections.

 

Est-ce que tous les journalistes de ce quotidien sont membres de l'UMP ou de l'extrême droite? à priori non. Mais la répression patronale est une arme utilisée contre les journalistes "qui font leur boulot" et qui n'ont pas toujours un contrat indéterminé à opposer à de possibles pressions, d'autant qu'il s'agit parfois uniquement de chiffres de vente incitant à un populisme et non à une véritable enquête comme se doit de réaliser tout véritable journaliste d'un quotidien "apolitique".

 

Comment est-il possible que tant d'années de violences policières n'aient laissé aucune trace dans ce journal si proche de la vie calaisienne?

 

Il avait fallu qu'Alexis Thomassin se fasse maltraiter par les CRS pour obtenir une pleine page sur des pratiques policières soupçonnées de violences envers les réfugiés. Ensuite, le débat fut clos, les CRS priés de ne plus secouer les vrais journalistes, ceux qui se taisent et laissent faire, pour la patrie sans doute.

 

Ce vendredi 24, veille de Noël, le dépôt de plainte d'Hortefeux a été traité dans la partie "faits divers" locaux et succédait à toute une page faisant l'apologie de la répression policière dans le quartier de la ZUP.

 

Pas de signature des deux articles. Qui les a produits? Le préfet Bousquet en visite dans notre ville? un petit chef de la police de Calais? Philippe Hénon?

 

Un encart "publicitaire" aposé près de l'article sur Hortefeux rappelle mes soits-disant ennuis avec la Justice, pratiquant à nouveau une forme de dénonciation calomnieuse, digne du temps où Monsieur Hénon nous refaisait le coup de "je suis partout" (janvier 2005). Ce dernier aura toute sa place dans un régime fasciste.

 

Ce monsieur m'en veut autant parce que je suis communiste que parce que je lutte auprès des plus défavorisés et des plus réprimés. Nous avons toujours été les ennemis du fascisme et de ce qui l'a produit, le capitalisme.

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