Un dimanche avec l'extrême droite

Publié le par zetkin

Le matin, on a eu le droit de voir défiler un petit paquet de 8 personnages de la mairie de Calais.

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Ils étaient ridicules, passant leur court temps de pause à sourire dans le vide. M. Mignonet, lui, souriait un peu moins tandis que Monsieur Roussel, le producteur du spectacle paraissait ennuyé d'avoir à les cotoyer.

 

L'après-midi, le camp Arès nous a sans doute envoyé quatre de ses abrutis, habillés en bombers noirs et treillis para-militaires. Ils se sont arrangés pour apparaître à un moment qui les rendait anonymes. Coups de mains tendues avec "Sieg Heil!"

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Un "vieux" à cheveux gris, entre 40 et 50 ans se serait aussi pointé au parc et  serait passé près du groupe no border, en répétant deux fois: "Sieg Heil!". Même pas capables de parler français! L'homme d'une taille plus que la moyenne, plutôt maigre, avait un visage dénotant une certaine anormalité: de gros yeux bleus, exorbités. Racailles, malades, le recrutement des nazillons laissent à désirer. 

Le soir, ce fut le tour des CRS 8

 

Le petit moustachu repéré par l'ensemble des réfugiés qui voulait lui faire la peau, ne semblait pas présent.

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Je n'étais pas présente non plus au départ de la chasse. Les no border ont vu des policiers à l'assaut des réfugiés, les brutalisant alors qu'ils étaient arrêtés. A quoi ça sert de taper les gens contre le mur? L'un des no border dira avoir senti le gaz au poivre quand les interpellés passaient. Un reste de la veille?

 

Quand on m'a appelée, j'ai retrouvé les activistes CRS et ceux du camp politique opposé, face à deux maisons mitoyennes.

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Des CRS parlaient avec deux habitants tandis que d'autres sortaient de chez la voisine. Oh, comme ils sont gentils, les CRS! ça me fait penser à la bonté d'une connaissance fasciste qui m'expliquait en long et en large comment il s'était occupé de malheureux... Jusqu'à ce que les malheureux se rebiffent...

 

Les habitants auraient appelé la police qui, miracle, se trouvait justement à leurs portes! Ils ont eu peur des inconnus qui franchissaient leur cloture de jardin. Délation directe.

 

Après quelques échanges verbaux durant lesquels les CRS protégeaient ce qu'ils ont pensé être leurs soutiens, la discussion s'est poursuivie hors oreille policière. L'un des habitants avait beaucoup de difficultés à comprendre le problème du blocage des réfugiés et les conséquences qui pouvaient en découler, du style démolition de "la cloture de mon jardin". Un des fistons était même venu avec une arme. La patience des interlocuteurs no border a calmé les esprits.

 

Côté CRS 8, l'un d'eux n'avait pas l'air de trop m'apprécier. C'est un signe. Il m'a forcée à lire son triangle " Police Nationale".

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Celui qui nous a édicté la loi a refusé nous dire le motif de sa présence dans la rue de ma ville.

 

Pourquoi?! C'est secret? Illégal? Honteux? Ou plus simplement, on pourrait avoir à vérifier que le motif est bien celui qui sera écrit sur le PV.

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Selon luii, il faut demander au procureur, sous-entendu, le procureur leur a (aurait) donné une sorte d'autorisation pour entrer dans le squat.

 

Donc, ce fut une journée à sortir avec sa caméra. On ne sait jamais comment les évènements peuvent tourner.

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