Café de Calais Le Diplomate: A quand la fermeture pour insalubrité mentale et insécurité?

le diplomate : un café public de calais désagréable pour les étrangers et militants


Ceci est un message de prévention pour militants, activistes des droits humains, de passage à Calais.


 La publicité autour de notre "lutte" pour ouvrir le hangar et entr’autre les frontières, réveille le fascisme qui sommeille

Je connaissais ce café tabac, "Le diplomate", situé rue de Thermes à Calais Nord, (la rue de la nouvelle officine de l’UMP) quand je raccompagnais des réfugiés vers le centre-ville.

Aucun n’acceptait d’y entrer mais j’avais déjà essayé avec un copain de couleur, recevant un accueil si froid que je n’avais plus tellement envie d’y retourner en tant que cliente du bar.

Vendredi 19 février


Après être sortis du commissariat, on s'était rendu au café pour se remettre de toute cette violence. Nous avions choisi un bar que je ne connaissais absolument pas. Il était situé en face du Diplomate, rue de Thermes.

Un moment donné, DF m'indique la présence de policiers à l'extérieur. Le café étant petit, j'étais collée dos à la vitre. " Ils nous cherchent" me lance DF. je regarde par le carreau.
Un policier grand et chauve jetait un oeil indiscret dans la vitrine du Diplomate. Il était escorté d'une sorte de personnage en civil qui lui louchait de notre côté. J'ai commencé à filmer le moins visiblement possible, la scène. ils étaient vraiment dingues, les flics!

Puis, le grand chauve et son copain regardèrent de notre côté. On était cuit!
... Mais je m'en fichais puisqu'on n'était pas là pour prévoir une autre action, enfin pas dans l'instant.

Le patron du bar, au moment où on payait m'a demandé si on était les No Border. Je lui ai dit oui. Il m'a dit alors que ce n'était pas étonnant cette ronde de voitures depuis un bout de temps.

A notre sortie, deux véhicules de police étaient stationnées près du trottoir d'en face. Ils nous ont encore suivis jusque tard le soir, se contentant d'assurer la surveillance de lieux susceptibles d'engendrer de bonnes idées qui ne plairaient pas à leurs patrons.


Samedi 20 février


Les étudiants futurs ingénieurs crurent avoir le droit d'aller visiter le hangar en vue d'évaluer les réparations à faire.
Ben ce fut non.

T proposa alors une petite réunion dans un bistrot.

Les activistes no border qui étaient à vélo nous précédaient. Ils choisirent Le Diplomate, l'autre en face était fermé.

 Je n’ai pas eu le temps de les dissuader. On entre d’abord à six, les autres accrochent leur vélo. J’achète du tabac et j’ai compris aussitôt au regard haineux que le propriétaire nous connaissait. Il n'avait jamais été agréable avant avec moi. Mais là, j'ai bien lu dans ses yeux toute la haine que je lui procurais.

Il accepta néanmoins la demande des T et DF, de réunir trois tables. Le café n'était pas spacieux. On s'installe à six. La commande se fait et le proprio la reçoit d'une manière très sèche. Un mot à la fois, comme un aboiement. "Un galopin, s'il vous plaît" . Réponse "Krau?"

Mais bon, c'était comme avec le copain de couleur. Il était sûr ainsi qu'on ne reviendrait pas.

 Les 6 autres arrivent mais un seul accepte de commander.

Soudain hors de lui, le barman hurle qu'il faut partir. T. qui ne traduit rien, tente de temporiser. L'homme explique qu'ils n'ont pas beaucoup de tables et donc de places.
Ce qui était compréhensible. Mais pourquoi hurlait-il?

 Puis comme il fallait traduire ses propos furieux devant des européens non francophones abasourdis par tant d’agressivité verbale, l’homme s’enrage encore plus, soutenu par sa femme hystérique qui nous lance des "foutez le camp ! Allez ! dehors !" d’une voix aigüe.

Les six non consommateurs s’en vont nous attendre dehors. L’un de nous propose qu’on s’en aille aussi sans boire et sans payer mais le propriétaire rugit qu’on peut boire et nous répète "ça fait huit z’euros quarante". Ne supportant pas que nous continuions à parler calmement en tentant de l’apaiser, il se met à devenir très provocant, cherchant la bagarre, tour à tour, à deux d’entre nous impassibles, dont DF.
Je sentais que bientôt quelqu'un allait recevoir un coup.

DF avait la particularité d'avoir été surmédiatisé pour cette histoire de hangar no border. Il devait figurer dans la mémoire de tous les racistes locaux.

Cela n’a donc pas calmé le couple de fous. La femme commença à nous menacer d’appeler la police. On leur a répondu qu’ils pouvaient le faire sans aucun problème puisqu'ils venaient d'admettre que nous avions le droit de boire une consommation qu'ils nous forçaient à payer.

 On a bu en peu de temps mais calmement.
Le type à la coupe de militaire avait repéré une autre cible à l'extérieur et se dépêchait de contourner nos places pour se rendre dans la partie privée de son home, tout en promettant des coups, on ne savait même pas à qui.
Sa femme arrivait à la porte tout en hurlant comme une dingue "allez ouste!" tandis que leur fils, de douze ans, se lamentait "arrête p'pa... arrête... laisse tomber..."

On sort donc rapidement pour voir ce qui va se passer.
Le proprio avait repéré l’un des six consommateurs qui n’avait pas perdu son calme ni son sourire dans le café, il a tenté à nouveau de l’agresser. Nous les avons tenus éloignés.
"Bande de branleurs, vous êtes à 20 et vous n'êtes même pas capables" lançait-il en bombant le torse. il  voulait sa petite bagarre avec un No Border.
Même avec 20, il était capable, lui.

Il nous confond avec les black block. s'il veut vraiment se battre avec eux, qu'il me le dise mais faudra pas se plaindre après. Il nous signera une décharge.

 La femme hystérique était sortie à son tour pour éviter à son mari (ou ami ou barman) de se faire inculper d'agression. Elle le rentra de force.

Maligne la vieille.  J’ai appelé la police. Cette dernière m’annonce avoir été contactée. 4 voitures arrivent. Les Messieurs de la police avaient été "requis" par la femme. Avions-nous eu affaire à des procureurs déguisés en cafetier, sans le savoir ?

La femme fut leur seule correspondante. Son mari avait subitement disparu et ensuite réapparu sur la rue d'à côté, avec son filston.
L'agresseur s'en allait et on avait beau dire aux policiers ce qu'il avait fait et qui était responsable, les policiers me dirent de me taire avec la menace de m'embarquer pour troubles à l'odre public.

J'entendis quelques morceaux de la conversation de la femme avec la police de Calais. Et bien sûr, les mensonges se succédaient.

Et ce fut nous qui fûmes contrôlés et malmenés tandis que le propriétaire s’enfuyait en voiture, refusant dans son grand courage de nous donner son véritable nom. Seulement "Coucou", en rapport certainement avec le film "Vol au-dessus d’un nid de coucous" ? Une dernière insulte me parvint. Mais je fus heureuse qu’il accepta de figurer en photo.

Un autre fait similaire s’était produit en 2005 avec un propriétaire de café. Après m’avoir agressée, c’est lui qui appelait la police. L’affaire s’était terminée par plusieurs dépôts de plainte de ma part.

Si nous avons eu enfin affaire à un policier correct dans sa procédure, un autre, que nous avions croisé dans les couloirs du commissariat, vendredi, fut hors de lui comme nous lui faisions remarquer l’injustice d’être les victimes malmenées par ceux qui sont censés arrêter les agresseurs.  En fait, le policier rageur reconnut que nous avions été interpellés sans aucun motif la veille, que la justification d’avoir été amenés au commissariat pour contrôler nos identités n’avaient pas de fondement. (Monsieur le policier s’est plaint d’être toujours pris en photo. Et bien non. Je ne l’avais pas dans mon catalogue.)

Donc, avis aux militants: "Le diplomate" est un café contenant une hystérique (mais très maligne)  et un combattant anti militants, pas très accueillant pour les jeunes, les anglais et ceux assimilés.


On peut aussi se servir maintenant de la même technique que la dame si on a envie de ne pas avoir de problèmes avec la police.

A l'école certains enfants font pareil. Ils tapent et se dépêchent de courir vers nous en se plaignant de leurs victimes.

Les CRS pratiquent aussi dans ce sens, en décernant des outrages et rébellion à ceux qu'ils ont maltraités physiquement.