en live

Mardi 23 février:

J'ai griffonné rapidement et vraiment comme un amateur, des conclusions, entre deux gares, sur une tablette mouvante du train et pour terminer dans l'ambiance bruyante du café de la cour d'appel.

Arrivée dans la salle n°5, je me dirige vers l'huissière. "Pas d'avocat? " "Non!"
Je vois qu'il y a beaucoup d'affaires à traiter, et ça me plaît.
Je m'assieds et range les feuilles dans le dossier à pochettes tandis qu'on nous force à nous lever et à nous rasseoir comme à l'église. Sauf que Dieu porte une robe. (en fait, je ne me souviens plus s'il en portait une. Si, forcément.)

On énumère les résultats de quelques appels. Trois dont une relaxe. Puis on énumère les dossiers dans un ordre que je ne comprends pas. Présents ou pas, représentés ou non par un avocat.

J'imaginais passer dans les dernières. Je n'avais pas d'avocat.
Contre toute attente, le président déclare qu'il commencera par notre cas. Pas de pot!

Je m'avance, regarde la barre maigrelette sur laquelle j'essaie de bloquer mon dossier ouvert. Le micro est à la hauteur de mes lunettes. A croire que je suis réellement petite.

Je n'ai pas eu besoin de parler.

Aussitôt on me demande si je suis au courant que c'est une audience relais. je dis non.
Mais en réalité, j'avais lu le griffonnage sur la feuille emprisonnant les pièces et déchiffré que ça pouvait signifier "audience relais".
J'avais à moitié menti: personne n'avait semble-t-il pensé que je n'étais pas censée déchiffrer un document qui n'était pas une pièce du dossier. ils auraient pu m'avertir. j'aurais dormi plus longtemps.

Deuxième énorme surprise: l'avocat de gavory était là. Ah bon?

Tout fut court et correct. Le président tint à m'expliquer en quoi consister les audiences relais et reporta la véritable audience au 21 septembre 2010.
Seul bémol: je n'ai pas songé demander pourquoi on reportait l'audience.

J'ai pu partir. j'étais contente et quand je suis contente, je m'allume une cigarette en respirant l'air de la ville, et en pensant à remercier qui de droit et que je ne citerais pas ici (il ne m'en voudra pas. il est mon soutien inconditionnel)
Puis, aussitôt, j'ai imaginé en quoi c'était vraiment bien que ce soit reporté au 21 septembre et  comment je devrais faire pour réussir.

Sur la route du retour à Calais, assez tard, des nouvelles m'étaient communiquées par téléphone, histoire d' avertir en même temps les flics qui écoutent. Pratique connue.

Après être sortie de la gare, je passais devant TOTAL dans lequel un camion citerne du Nord, se remplissait la panse. Un homme, grand, barbu brun, entre 30 et 40 ans, avec casquette et une sorte de gilet sans manche qu'utilisent souvent ou les flics ou les journalistes photographes, semble provenir du passage çà niveau.
Je ne l'avais pas réellement remarqué. c'est son geste sur le côté qui attira mon attention. il était en train de ranger ou de dévisser un fort bel objectif ou téléobjectif.
Je l'ai suivi et dépassé pour pouvoir retourner sur mes pas et le dévisager.
L'homme, quand j'eus effectué cette manoeuvre, traversa en biais de l'autre côté du trottoir.
Je ne l'ai vu donc que de biais et je l'ai abandonné pas loin du parc saint pierre.

Retour direction à la maison

J'arrive devant la petite gendarmerie. Il faisait déjà noir.
Je jette un coup d'oeil dans leur parking, plus par habitude que voulant vraiment savoir s'il n'y avait la présence de véhicules suspects.
et je remarque très vite la belle voiture garée sur leurs places réservées d'en face. Il y en avait une deuxième juste devant. Mais celle-là je la connaissais. Elle ressemblait à ce genre là:
voiture-ressemblant.jpg
Je fais montre de traverser pour regarder la voiture de plus près.
Et pendant qu'un gentil conducteur me laissait passer, les phares de la voiture s'allument, me surpenant, moi qui n'avais rien vu dans l'habitacle. Je n'avais pas pris d'appareil photo. Dommage.

La voiture était déjà engagée tandis que je posais le pied sur le trottoir.
Il y avait un homme au volant et une femme en passagère. Tous les deux avaient une tenue sombre.
La femme, jeune, brune, cheveux mi longs, se cacha le profil, son coude sur le bord de la vitre.
J'ai vu les deux lettres de la plaque. XV.

la femme avait une coupe et une couleur de cheveux identique à celle-là:
tete-de-flics.jpg
mais elle avait l'air plus jeune que la policière de la photo.

Mercredi 24 février:

Rendez vous 10h rue cronstadt.
Pas pour envahir le hangar.
Une seule voiture et même pas devant la porte.
Hop aussitôt j'avertis par SMS.

puis je fais mon petit accueil.

Vers midi-et-demie/une heure, on doit se quitter. les copains avaient garé leur voiture sur la place proche de la rue. Mon copain favori m'avertit de la surveillance d'un poulet derrière nous.
C'était le meme flic que l'on avait contacté pour nos entreprises légales. Et sans doute, le même qui avait jeté un oeil dans le Diplomate, vendredi 19, pour nous repérer ensuite dans le café d'en face. Je reconnaissais sa stature et sa manière de courber le haut du dos.

Je n'ai bien sûr pas pu m'empêcher de le filmer. Je voulais le géner car le monsieur devait sans doute relever le n° de la plaque des copains qu'il a d'ailleurs tout de suite filer dans son talkye.

Mais comment a-t-il pu savoir que nous arrivions à la voiture?
A moins qu'il ne se soit placé depuis ma rencontre avec les copains, au coin de la rue de Cronstadt pour surveiller l'approche des horribles et dangereux No Border, venus reprendre leur hangar...

Le policier m'a demandé si je n'avais pas bu. Comme je lui disais non, il m'a dit "alors passez votre chemin"

Ah bon? et si j'avais bu, je pouvais rester?


Le soir, deux véhicules bloquaient les portes.
A nouveau, je croisais le chemin du policier chauve qui se rendait à pied au commissariat. Toute la journée obligé de surveiller des portes, quelle grande mission de protection! surtout quand cette décision est illégale initialement!

Autre grande mission: au  BCMO, il y avait un car, puis un deuxième, et au moins trois voitures de police. Tout ça pour UNE tente plantée dans un espace interdit.
Il a fallu que ce soit un afghan qui joue les intermédiaires.
Médecin du Monde va être content.

Et puis on nous a annoncé que l'audience se tiendrait vendredi 26. Contre le préfet et sa manie de nous supprimer nos libertés d'aller et venir, et s'installer.
Alors, est-ce qu'il s'agissait aussi d'un arrêté, lorsque je ne pouvais pas me rendre sur les lieux des cérémonies officielles? un arrêté du sous-préfet?
Ce serait amusant de lire comment serait rédigé un tel arrêté.

On a une chance de récupérer notre hangar dont ils voulaient absolument détruire les portes.


C'est comme cela que l'on comprend qu'un ordre est donné par la préfecture et sous-préfecture, de détruire, gazer et expulser les réfugiés des abris qu'ils ont, quelque soit le temps dehors, et surtout lorsqu'il fait froid.

Ce ne sont même pas de méchants policiers qui imaginent agir ainsi.
C'est, comme je l'ai toujours supposé, puisque les faits se reproduisaient, de compagnie en compagnie, toujours la même technique, des consignes que les policiers exécutaient sans état d'âmes.
Et c'est dégoûtant.

ça j'aimerai bien le dire à Gavory que c'est dégoûtant ce qu'ils font faire aux policiers.
Qu'on lui dise enfin publiquement en face, même si c'est une condamnation au bout, même s'il n'y a personne dans le tribunal.

il y a des choses qu'on ne fait pas.
Les mains sales sous des gants blancs.


Jeudi 25 février

Petite rencontre, plus ou moins intéressante. La frontière est nette entre NB et HH, ça me renforce dans ce que je pensais auparavant.
Je devrais faire psychologue.
En fait c'est très facile de cerner les gens quand on a l'occasion de les observer dans différentes situations durant un long temps.
NB est plutôt une agence intérimaire.
Les enseignements-renseignements ne font jamais longs feux. Il faut sans cesse répéter. Beaucoup de monde se révèle vraiment innocents.
Pas étonnant que ce fut du gâteau de nous envahir.

Bon, au moins, on va dire que la rencontre a été correcte, même très correcte. j'ai appris certaines choses que j'aurai du ignorer. DF continuerait son travail de sape mais sans nous en parler.
GN a vu que je n'avais pas envie de l'étrangler, ni de critiquer l'HH. On a parlé "chiffons". GN n'est pas intéressé. Il reste fortement marqué par cette histoire de Monseigneur.
Confirmation donc. Deux voies. Bon signe.
Chacun part avec ses billes en poche.

Va-t-on réussir à faire vaciller les piliers déjà rongés?

Demain, on va savoir si le TA nous suit dans cette histoire de refus de liberté.

Le futur nous attend et on s'y attèle. NB, c'est comme les réfugiés, on ne réussit plus à s'en débarrasser.

Sinon, c'est la haine qui nous reste.

Vendredi 26 février

1. L'école et le tribunal administratif.

La mairie s'était fait représenter! Le référé n'attaquait que l'arrêté du préfet.

Le préfet a dit que R pouvait entrer.
et le TA a jugé que ce n'était pas des atteintes aux libertés fondamentales pour diverses raisons: sos n'a pas son siège à cette adresse, on peut faire nos réunions autre part, et il a été déclaré qu'on hébergeait et que pour l'instant l'arrêté municipal n'avait pas encore été jugé illégal. (recours le 9 mars)

La mairie a demandé des sous, tant elle pompe sur les nôtres pour ses frivolités, signes de l'inculture.
Le TA a décidé qu'il ne fallait quand même pas exagéré. L'aide au préfet et à ses mauvaisetés doit être gratuite.

2. Le vent vibrait à mes oreilles. Un policier a consenti à me répondre et à me confirmer que l'avocat de la mairie avait menti au TA: personne n'entre. Même pas R.
Il a ri quand je lui ai parlé du niveau mental de certains.
C'est trop évident pour beaucoup de monde maintenant.
Il m'a dit: "C'est l'autre extrême".

comprendre l'extrême droite.

Devant le BCMO, des réfugiés bavardaient entre eux. J'allais partir quand j'ai aperçu un car de CRS. puis trois types courir sur le pont, vers moi.
J'ai pensé que c'était des policiers et donc j'ai allumé l'appareil, décroché le téléphone, pour revenir côté réfugiés du BCMO.
prime-a-la-rafle.jpg
Je n'avais pas ma carte d'identité.
Tous les joignables étaient injoignables.
Un petit m'a invité à l'accompagner et à le filmer en train de braver les CRS qui s'étaient multipliés comme des métastases. J'ai haussé les épaules en lui disant que j'étais seule et qu'il allait se faire arrêter.

Toujours choisir de rester là où il y a le plus grand nombre. j'ai rappelé et je suis tombée sur un possible sauveur.
Les 3 cars et le fourgon de ramassage s'en allaient mais direction les squats du centre-ville.
Les réfugiés près du pont étaient contents.

3.                                                                   
bloquer les portes       "C'est une maison bleue,
accrochée dans la Bruyère.
On y vient à pied
Ceux qui vivent là
l'ont bien fermée à clés..."

J'avais besoin d'air. Je prenais une rue de mon quartier quand j'entends une bonne femme dire de l'autre côté du trottoir: "Je vais appeler la police". Je regardais devant moi tout en me faisant une cigarette. Personne d'autre ne décorait le paysage.
Donc, c'était à moi qu'on parlait?

Je me retourne.
Quelque chose de petit avait son crâne blond dépassant à peine une voiture de couleur foncée, garée au surplus devant un portail, ne respectant pas le stationnement alterné.
"Je suis dans mon quartier. ce n'est pas le vôtre" lui dis-je. "Allez vivre dans le fond de votre jardin ou dans un zoo. Vous y avez votre place."
Le petit personnage répète en rentrant: "Je vais appeler la police."
C'était sans doute les seules phrases intelligibles qu'elle savait prononcer correctement.

J'ai terminé la fabrication de la cigarette et je suis partie tranquillement.

Non mais! on ne peut plus se promener dans son quartier, à présent?!

Samedi 27 février

Quand je serai à la retraite, je serai libre.

Il nous faut des retraités.

Tiens, il s'est passé quelque chose, à 12h30. Un drôle d'aller-retour.
Pas très discret. Bon il y a au moins un qui saura reconnaître.

Dimanche 28 février

Après cet ennuyeux samedi à me demander ce que j'allais pouvoir entreprendre, de mal ou de bien, ou en imaginant qu'on allait peut-être surveiller mes envies de promenades dans le quartier, je n'en étais restée qu'à imaginer.

Rosa me barbe d'être aussi peu politique. Elle ne sera jamais communiste. Marx lui a prévu l'embourgeoisement.
Le destin du commerce, sans doute?

Qu'est-ce que cela signifie que de s'occuper du côté matériel, comme si c'était uniquement ce côté là qui était important?

Pareil pour les réfugiés. J'ai répété dans des commentaires que je n'avais aucune pitié, ni compassion, pour personne. Certains se sont demandés pourquoi je faisais ce boulot là avec tous les risques que cela comporte.
On ne pouvait pas m'accuser de me servir des médias pour qu'on pleure sur mon sort, ni demander à des assos pleurnicheuses de venir à mon secours, m'apporter leur soutien au tribunal contre les méchants policiers dont j'aurai été la victime.
Je ne suis pas une victime d'une quelconque répression injuste.

J'ai toujours mesuré le rapport entre l'intérêt de mes activités et la répression qui pouvait me tomber dessus.
Par exemple, si les CRS au départ de l'aventure en 2004, n'avaient pas montré qu'ils détestaient les témoins photographes, j'aurai agi d'une autre manière.
Ce sont leurs procédures qui ont forcé les miennes.

Sarkozy déclarait en 2005: 0 réfugié à calais, 0 demandeur d'asile. Hop, j'ai donné mon adresse à tour de bras et j'ai forcé ainsi des demandeurs d'asile à chercher abri légal ici, à calais. Il faut dire que les demandeurs affrontaient des gens qui refusaient leur donner l'adresse.
Un moment je m'étais dit que j'étais devenue le CSP à moi toute seule. Je chassais du CRS en quadrillant la ville, tout en m'arrangeant pour parler avec les demandeurs d'asile et les réfugiés. A l'époque, les terrains n'étaient pas très éloignés les uns des autres; et une fois connues, les interventions policières, il suffisait de programmer le chemin. Comme je l'ai dit plus haut, il fallait toujours favoriser les grands groupes plutôt que les groupes isolés.

Que tout soit fait en même temps.

quitte à dépenser son énergie, autant la dépenser dans des choses durables et pas des coups trop espacés dans le temps pour qu'ils soient compréhensibles par la population.

deux questions restent posées (et des tas d'autres qui en dépendent): cherche-t-on à faire passer les réfugiés légalement? ou cherche-t-on à convaincre la population de la nécessité d'ouvrir les frontières?
même si en définitive, ces deux questions évoquent le même problème, elles peuvent avoir leurs propres procédures. La première pourrait relever du simple droit des réfugiés à demander l'asile.
La deuxième est infiniment plus politique.

bien. assez de blabla.

Ce midi, j'ai rejoins les gens du parti. Il n'a pas été question des réfugiés.
Et pourtant ça s'est immiscé au détour d'une conversation sur les enfants. Je ne sais pas pourquoi elle a eu ces souvenirs là.
Elle venait de me dire subitement qu'elle m'avait vu à la télévision. J'ai failli lui demander si c'était quand les CRS m'expulsaient du barrage, le dimanche 7 vers midi.
D'après une photographe, Bouchart se faisait interroger aux environs de midi, aux portes du hangar. La vidéo de TF1 a fait rire quelques personnes qui l'ont vue.
Donc, je consultais la mine de ma voisine, attendant la suite.
Mais la camarade a continué sur un ton émotionné. Elle ne me regardait pas. Elle visionnait ce qu'elle me disait, en traversant mon regard.

"Ils ont défenestré à LU, je l'ai vu...quand LU était encore debout. Je me suis arrêtée en voiture. Ils m'ont dit de dégager sinon ils m'arrêtaient.
Et puis, une fois, c'était dégoûtant. Faut voir comment ils couraient après eux. J'ai ouvert et je les ai cachés sous l'escalier. La directrice m'a fait appeler et m'a dit que je n'avais pas à me mêler de ce qui se passait dehors. je lui ai dit qu'il ne fallait pas pousser. ils allaient entrer avec leur voiture.
Une fois, ils étaient combien dans la cabine téléphonique... tu aurais vu comment ils les tapaient. J'ai dit à mon mari: il faut que je descende. il faut que je leur dise d'arrêter. C'était dégoûtant.
je ne l'ai jamais dit à personne mais je ramenais des kosovars du centre de rétention de coquelles. un soir, il y en avait un qui avait l'arcade sourcillière en sang. Il n'avait pas mangé depuis cinq jours. Il avait uriné sur lui et autre chose.
Non, ce n'est pas possible de laisser faire ça."

Je n'ai rien dit.

Et puis, il y a cette autre histoire du jeune qui s'est fait électrocuter.
C'était un jeune du Fort.
Il avait son frère avec lui.

L'asso a voulu avec l'accord de la famille faire une marche silencieuse qui est une manifestation.
Le sous-préfet a refusé sans l'autorisation de la mairie.

Et voilà que la maire Bouchart, UMP/FN, veut venir à cette marche silencieuse des gens du Fort, ses ennemis de classe. Les pauvres dont elle veut réduire les aides municipales, en agissant sur le transport et la cantine (pour l'instant, seuls ces réductions me sont connues)

Pourtant le jeune, s'il a agi de cette manière qui a provoqué sa mort pour un bout de cuivre, c'est bien de la misère que l'on parle.
Et la misère, qui nous la créée sinon ce système capitaliste et ses représentants au pouvoir ainsi que ses alliés.

Rendre hommage en compagnie d'une responsable de la misère?

J'ai donné quelques conseils comme j'ai pu.

Bouchart qui rend hommage à un jeune calaisien du Fort, c'est comme les grands parents de Sarkozy rendant hommage à Guy Moquet.

C'est révoltant.
les insalubres
J'espère qu'on suivra mes conseils trop tardifs. Je n'aime pas les marches silencieuses...

Et je vais demander exactement ce qu'a dit le sous-préfet pour cette manif.
Si j'apprends qu'il est exact qu'un représentant de l'Etat, lie ses décisions à l'autorisation d'une mairie, ça va être une pierre de plus dans mon édifice.

Je me vois bien en train de faire une affiche avec sa tête et celle de l'horrible Bouchart.

De signer déjà des papiers que l'on sait illégaux parce que l'arrestation a été réalisée auparavant, que personne n'a assisté à cette prétendue commission de sécurité à l'heure où soit-disant elle a été réalisée, c'est faire un faux en écriture: n'est-ce pas Gavory?
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Le commissaire Madec, le chef du poulailler de Sarkozy, celui qui a trouvé normal, publiquement, que  des policiers tabassent des réfugiés qui n'avaient rien fait d'autre que d'applaudir un garçon de 8 ans s'amusant sur son skate. Et il y en a qui dise encore qu'il faut différencier les policiers.

J'aimerai bien savoir où il habite celui-là. Voir s'il a des gosses qui aiment que l'on tabasse des gens parce que c'est comme cela et qu'ils en verront d'autres.

Gavelle, un inconnu pas tant que cela.

Pour finir Mignonet, ce poltron qui a eu peur qu'on lui fasse sa fête. ça ne m'étonne pas. Même le journal remettait en cause ses affirmations quand au nettoyage de la salle grand froid et sa désinfection.
Une équipe de menteurs, menée par la représentante des abrutis racistes?

Le sous-préfet gavory pour parachever le tout, comme un blanc seing donné servilement.
Monsieur a des ordres, il est vrai.
signature-de-Gavory.jpg

Le 7 février était un dimanche.
Le 6 février, Gavory se promenait et jouait les sauveurs des No Border.

La prochaine fois, qu'il reste chez lui à attendre les ordres.
Comme je le dis aux réfugiés, on ne parle pas aux chiens mais à ceux qui sont debouts.