Salam oui, salam non
Avec des toilettes racistes... (les réfugiés n'ont pas le droit d'utiliser les WC intérieurs)
mercredi 20.01.2010, 05:03 - La Voix du Nord
"De son côté, Jean-Claude Lenoir, de Salam, n'a pas demandé une ouverture permanente. « Nous ne serions pas prêts à assurer l'encadrement. Nos forces physiques, on les réserve pour la distribution des repas et le plan grand froid, si une salle était ouverte de façon permanente, pour nous, ce serait à l'État d'en assurer la gestion. Bien sûr, les associations pourraient aider, mais ce sont des choses qui se préparent, ceux qui pensent qu'on peut faire ça comme ça au pied levé, ne connaissent pas la situation sur le terrain. » Pour lui, la situation s'améliore doucement pour les migrants : « on a déjà eu l'endroit pour manger, le BCMO pour le plan grand froid... On avance pas à pas. » L'association a distribué hier soir des tentes et des couvertures aux quelques 200 migrants encore présents à Calais. •
> AMANDINE FARAUD"
mail de salam du 23 janvier 2010 aux adhérents
[...] Depuis mercredi, la police traque la moindre tente et ne laisse aux Migrants aucun répit alors que les températures sont à peine positives. Comble de l'absurde, chaque jour les bénévoles de SALAM vont récupérer les tentes et autres affaires (sacs à dos, vêtements.) pour les redistribuer aux Migrants.Ce samedi 23 janvier, l'association SALAM s'associe à Médecins du Monde pour distribuer 300 kits de survie : bâches plastiques, sacs de couchage, vêtements de pluie, couvertures... (voir le communiqué ci-dessous).
Le sort réservé aux Migrants dans la région, et à plus forte raison dans le Calaisis, est une ignominie orchestrée au plus haut niveau de l'Etat. Ne laissons pas l'Etat agir ainsi en toute impunité et dans l'indifférence.
COMMUNIQUE DE PRESSE.
CALAIS : Après la fermeture du local grand-froid, les migrants face à la destruction systématique des abris.
SAMEDI : Nouvelle distribution de matériel de survie
Paris, vendredi 22 janvier 2010
Depuis mardi, les quelques 300 migrants encore présents à Calais, parmi lesquels des mineurs et des demandeurs d'asile, sont sans abri, en grande précarité et soumis à une pression policière
intense.
Mardi 19 janvier, suite à la levée du plan grand froid, la salle réquisitionnée pour les migrants de Calais, en majorité afghans, a fermée ses portes. Cette salle permettait la mise à l'abri de
près de 200 migrants chaque nuit de 19h à 10h depuis le début du plan grand-froid, le 15 décembre 2009.
Afin d'assurer un minimum de protection, l'association Salam distribue le soir même 150 tentes aux migrants. Ces derniers sont dirigés par les forces de police à proximité de l'ancienne "jungle"
pour y établir leur campement. Mais, dès le lendemain matin, la police encercle le campement, démonte les tentes et place les effets personnels des migrants dans des sacs, en endommageant
certains.
Depuis, les autorités détruisent systématiquement tous les abris et campements. Aucune solution, même temporaire, de mise à l'abri n'est proposée et les migrants subissent un harcèlement
permanent des forces de l'ordre.
Demain, samedi à 18h, afin de faire face à cette situation d'urgence et aux vues des températures avoisinant les 0°, les associations distribueront à Calais-1 rue de Croy- du matériel de survie
pour environ 300 migrants : bâches plastiques, sacs de couchage, vêtements de pluie, couvertures....
Les associations demandent une nouvelle fois que les pouvoirs publics prennent des mesures de mise à l'abri d'urgence pour ces personnes extrêmement vulnérables. Des solutions sont possibles,
comme le centre d'hébergement d'Emmaüs récemment ouvert, avec le soutien de Médecins du Monde, dans le 10ème arrondissement de Paris. Les associations demandent également le respect du matériel
qui sera distribué.